Reconnaître les sommets depuis Chamonix

Lire le paysage de Chamonix, sommet par sommet

Lire le paysage de Chamonix, sommet par sommet

À Chamonix, il suffit de lever les yeux pour comprendre où l'on se trouve. La ville est posée à 1 035 m d'altitude, au fond d'une vallée étroite, entre deux massifs qui se font face. D'un côté, le massif du Mont-Blanc et ses glaciers. De l'autre, les Aiguilles Rouges.

Encore faut-il savoir mettre un nom sur chaque silhouette. Voici comment lire ce paysage, sommet par sommet, avec ce que chacun raconte de l'histoire de la vallée.

Lire le paysage de Chamonix, sommet par sommet

L'essor de l'alpinisme à Chamonix

Deux massifs face à face

Le massif du Mont-Blanc occupe le flanc sud-est de la vallée. C'est lui qui porte les glaciers, les aiguilles de granite et le point culminant des Alpes.

En face, sur le versant nord-ouest, les Aiguilles Rouges forment une chaîne plus basse. Le Brévent, son sommet le plus connu, culmine à 2 525 m et domine Chamonix de 1 500 m. C'est depuis ce versant que l'on voit le mieux le Mont-Blanc, avec un peu de recul.

Le Mont-Blanc, 4 807 m : le dôme blanc au-dessus de la ville

Le Mont-Blanc se reconnaît à son dôme arrondi et enneigé, plus large que pointu. Son sommet est visible depuis Chamonix, alors qu'il reste caché depuis le bourg de Courmayeur, côté italien.

Son altitude bouge. Ce que l'on mesure, c'est la calotte de neige et de glace qui recouvre le rocher. En septembre 2026, les géomètres-experts de Haute-Savoie l'ont mesuré à 4 807,47 m, soit 1,88 m de plus qu'en 2023 (4 805,59 m).

Le nom, lui, est venu tard. Vers 1600, on parlait encore de « montagne Maudite ». « Mont Blanc » apparaît sur les croquis de Pierre Martel en 1742.

À sa droite, vu depuis la vallée, se détachent le Dôme du Goûter (4 304 m) et l'Aiguille du Goûter (3 863 m). Ce sont deux étapes de la voie normale d'ascension, par le refuge du Goûter.

Le glacier des Bossons, du sommet jusqu'aux portes de la vallée

Sous le Mont-Blanc, une longue coulée de glace descend presque jusqu'aux maisons : c'est le glacier des Bossons. Il part du sommet et son front se situe aujourd'hui autour de 1 400 m d'altitude.

Cela représente plus de 3 000 m de dénivelé d'un seul tenant, le plus important des glaciers alpins d'Europe. En 1900, son front descendait encore jusqu'à 1 050 m.

Le Mont Blanc à Chamonix
L'Aiguille du Midi, 3 842 m : le repère de midi

L'Aiguille du Midi est facile à repérer : c'est la pointe rocheuse surmontée d'une gare et d'une antenne. Son nom viendrait de sa position, plein sud depuis le centre de Chamonix. Vu de la ville, le soleil passe au-dessus d'elle vers midi.

Le téléphérique actuel a été inauguré en 1955. C'était alors le plus haut du monde. Il part de Chamonix, à 1 035 m, et s'arrête au Plan de l'Aiguille (2 310 m) avant le sommet. Depuis décembre 2013, le Pas dans le Vide, une cage de verre, place le visiteur au-dessus de plus de 1 000 m de vide.

Les Aiguilles de Chamonix, la crête de granite

Entre l'Aiguille du Midi et la Mer de Glace s'aligne une crête découpée : les Aiguilles de Chamonix. Chacune a son nom et son histoire d'alpinisme, écrite pour l'essentiel à la fin du XIXe siècle.

  • Aiguille du Plan, 3 673 m : première ascension en juillet 1871 par James Eccles, avec les guides Alphonse et Michel Payot.
  • Aiguille de Blaitière, 3 522 m : première ascension le 6 août 1874.
  • Aiguille du Grépon, 3 482 m : première ascension le 5 août 1881 par Albert Frederick Mummery, avec Alexander Burgener et Benedikt Venetz.
  • Grands Charmoz, 3 445 m : première ascension le 9 août 1885.

Ces dates disent beaucoup de l'époque. Les alpinistes, souvent britanniques, venaient chercher à Chamonix des sommets que personne n'avait encore gravis.

En face, le Brévent et les Aiguilles Rouges

Il suffit de se retourner pour changer de paysage. Les Aiguilles Rouges doivent leur nom au gneiss qui les compose : sous l'effet de l'oxydation du fer, la roche prend des teintes rougeâtres.

Le massif est protégé depuis 1974 par la réserve naturelle des Aiguilles Rouges, qui s'étend sur 3 279 ha. Elle abrite notamment le Lac Blanc, à 2 352 m.

Le sommet du Brévent (2 525 m) est accessible par télécabine puis par téléphérique. Le premier téléphérique jusqu'au sommet date de 1930. On y découvre le massif du Mont-Blanc de face, sur toute sa longueur.

Où regarder les sommets autour de Chamonix

  • Depuis la ville : le Mont-Blanc, le Dôme et l'Aiguille du Goûter, le glacier des Bossons et l'Aiguille du Midi.
  • Depuis le Brévent et la Flégère : tout le massif du Mont-Blanc, de face.
  • Depuis le Plan de l'Aiguille : les Aiguilles de Chamonix de près, et la vallée en contrebas.
  • Depuis le Montenvers (1 913 m), au-dessus de la Mer de Glace : les Drus et, au fond, les Grandes Jorasses (4 208 m).

Le Mont-Blanc depuis notre hôtel le Lizzie à Chamonix

Notre hôtel 4 étoiles le Lizzie occupe une bâtisse Belle Époque des années 1900, aux Tines, un peu à l'écart du centre de Chamonix. Depuis l'hôtel, le Mont-Blanc reste dans le champ de vue, et certaines chambres s'ouvrent sur lui.

C'est une autre manière de vivre ce paysage : le regarder changer au fil de la journée, depuis sa fenêtre, plutôt que de l'apercevoir entre deux activités.

Découvrir le Lizzie
Événements privés et d'entreprise au Lizzie à Chamonix

C'est le Mont-Blanc, point culminant des Alpes. Son sommet est visible depuis la ville de Chamonix.

La dernière mesure, en septembre 2026, donne 4 807,47 m. L'altitude varie d'une mesure à l'autre, car elle dépend de la calotte de neige et de glace au sommet.

L'explication la plus souvent avancée tient à sa position, plein sud depuis le centre de Chamonix : vu de la ville, le soleil passe au-dessus d'elle vers midi.

On les découvre depuis le Montenvers, au-dessus de la Mer de Glace, accessible en train à crémaillère depuis Chamonix.

Oui. Le Mont-Blanc est visible depuis Lizzie, et la plupart des chambres s'ouvrent sur lui.